Chasseuse de bonheur, traqueuse de joie.

 

Pourquoi suis-je une traqueuse de joie ?

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J’ai donc 41 ans.

41 années ! Cela fait 40 ans que je suis sur cette terre ! Wow !

Pas ici pour faire ma bio et vous raconter toutes mes aventures, mais un petit résumé s’impose.

Cadette d’une famille de deux sœurs que 8 ans séparent.  Habitant une petite maison dont ma grand-mère « Bobonne »<3 vivait au premier. Quand je suis née, j’ai donc eu 3 mamans. Ma grande sœur, ma grand-mère et ma maman. Un père aimant, une famille avec ses secrets, ses histoires mais une famille où règne l’amour. Elle en déborde même !

Et je crois que j’ai certainement été « trop aimée ». Ce qui m’a donné ce trait de caractère de « capricieuse ». J’ai  souvent eu « ce que je voulais » ; et étant adulte, je n’ai pas compris pourquoi il n’en était pas toujours de même.

Et cette constatation m’a amené à me dire : « Ben pourquoi n’aurais-je pas tout ce que je veux ?  » POURQUOI ?

Bah, c’est vrai quoi ! Je ne parle pas ici de biens matériels, nullement.

J’ai appris, que le matériel ne fait pas le bonheur. Phrase bateau que TOUT LE MONDE a déjà prononcée, mais quand on vit des périodes en difficulté financière, c’est une phrase qu’on ne peut entendre, je vous l’accorde, mais c’est VRAI, tellement VRAI ! La sécurité financière est une chance, et elle apporte quiétude. Mais elle n’apporte pas le BONHEUR.

La vie fait que on se sait pas toujours avoir ce que l’on veut, le financier étant « légèrement » un frein aux désirs (et oui, je n’aurai jamais cette paire d’escarpins « Love 100 » de Jimmy Choo, ni le Babylone PM de Vuitton … je n’ai pas les moyens de mes goûts ! Surtout en parlant de mode et de maroquinerie !)

Non, je parle d’émotion, de ressenti, d’amour, de liberté, de légèreté, de confiance, de réciprocité, de sentiment …

Je parle de ça !

Je parle d’Amour…

Saint-AugustinDes moments … ces moments charnières que je vis, comme la rentrée scolaire, me renvoient  violemment cette image de mère atypique, d’un petit garçon tellement différent. Ces moments me renvoient aussi à ma vie « en général ».

Et je ne peux m’empêcher d’en faire le bilan. De la regarder et de me dire « Est-ce que c’est cela ma vie ? Est-ce cela que je veux ? » 

Et parfois, la réponse à ces questions en amènent d’autres …

« Mais où sont ces oiseaux ? Où sont ces couchers de soleil ? Où sont ces rires ? »

On se perd dans les méandres d’une vie quotidienne, rythmés par le boulot, les courses, les corvées ménagères. Vie parsemée d’emmerdes, d’aléas, de couacs, de fatigue, de charge mentale, des stress au travail, de manque de communication, de plein plein plein de trucs qui parasitent.

Alors je mets en place « des trucs ».

Car je refuse d’avoir cette vie-là. JE NE VEUX PAS DE CETTE VIE-LÀ !

Donc, je traque le bonheur. Je chasse les rires, les bons moments. Je les garde comme des trésors, je les exagère, je les potentialise. Je les fais durer…

J’ai décidée d’être heureuse. De faire de ma vie une succession de petits instants bonheurs pour avoir assez d’amour emmagasinés pour affronter les jours plus sombres. Des jours carrefour, des instants noirs. Je décide de mon bonheur. Je le chasse. Et à 40 ans, je décide de LE faire passer en premier. Parce que j’ai déjà vécu plus de la moitié de ma vie. Je n’ai pas de temps à perdre. Je n’en n’ai plus. « Trop tard » arrive si vite !

 

J’ai fait un sérieux bilan à 40 ans (il y a deux ans donc) en me disant : « Bordel de merde, mais c’est pas du tout cette vie-là que je veux mener !! »

Mais je ne peux pas en vivre une autre. Je suis « prisonnière » de certaines choses, enchaînée à vie à mon fils. (ou plutôt enchaînée à une vie d’incertitude et d’inquiétude).

Je ne ferais jamais le tour du monde. Je n’irais jamais voir les aurores boréales. J’ai accepté. Ok.

Oui, mais quoi alors ? Je ne vais rester sur un état de fait « comme ça » sans rien faire !

J’endosse ma cape de Chasseuse. C’est un besoin vital.

J’allais faire de grands changements, j’en ai fait, j’ai fait des choses « bien », et j’ai fait des erreurs. Je me suis encore trompée, je suis encore tombée dans les mêmes pièges… mais.

J’ai agis. C’est dur, compliqué. Sacrifice. Tristesse. Souffrance. Oui. Mais j’ai agis. AGIR pour changer les choses.

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Comme la prières des a.a., vous savez ? On la voit passer au moins toutes les deux semaines sur les réseaux sociaux !

Mais… Je me bats. Plus qu’avant. Bien plus qu’avant encore.

Je m’explique.

L’ingrédient essentiel c’est l’AMOUR.

Pas spécialement l’amour « amoureux », mais l’amour de la vie, de l’autre, l’amitié, la famille… Amour de ce qu’on veut… de ce qu’on aime aimer en fait… d’un animal de compagnie à Dieu… Peu importe. Mais sans amour…ça marche pas. Surtout l’AMOUR DE SOI !

J’ai 42 ans (non rectification 41 et 3/4!) et je commence à m’aimer. Vraiment. A me pardonner, à m’accepter…

IL M’A FALLUT 40 ANNÉES pour y ARRIVER ! et c’est pas encore gagné à 100%.

Mais c’est la première étape. S’accepter, se pardonner, être indulgent avec soi-même.

 

Bon, revenons à nos moutons… comment devenir Chasseur de Joie !

 

 #Trucs

  • Différencier les emmerdes et les problèmes.

Les emmerdes, les soucis font partie de la vie. C’est comme ça. Factures inattendues, machine à lessiver qui fuient, le petit dernier qui se casse le bras avant de partir en vacances, prise de tête avec un collègue, engueulade avec le voisin pour la haie, …

Ces sont des emmerdes. Ça arrive. Ça passe. Généralement sans conséquence, n’apportant aucun changement majeur dans notre vie. Ces emmerdes, il faut les accueillir.

Oui, oui, vous avez bien lu, ACCUEILLIR ! Car c’est grâce à eux que nous pouvons savourer les moments sans emmerde en fait. Ils font partie d’un tout, d’une balance, d’un équilibre. Sans pluie, on ne sait savourer les premiers rayons du soleil.

MAIS CELA N’EST ABSOLUMENT PAS FACILE !!!! Notre vie d’adulte actif avec le package « enfant-boulot-mari/épouse-maison » mise parfois à rude épreuve, nous n’avons pas la faculté d’accueillir ces emmerdes comme des aléas de la vie et de prendre du recul. Recul essentiel pour pouvoir affronter les problèmes !

D’ailleurs pour le moment, vie bousculée par un récent « problème », j’ai un peu du mal à accueillir certaines emmerdes. Mais je fais attention ! 

TOUT CELA DEMANDE DES EFFORTS CONSTANTS ! C’est la traque, c’est ça LA CHASSE !

Donc, les emmerdes, faut les prendre, les régler et repartir. Ne pas les voir comme des montagnes insurmontables, ne pas faiblir. Rester fort. Gueuler un coup et puis les prendre à bras le corps et les régler.

 

Et il y a les problèmes. Là, évidemment. On fait plutôt comme on peut.

La perte d’un emploi, le deuil, la maladie, … Ce sont des problèmes. Qui ont des solutions parfois et parfois, hélas, non.

Je n’ai pas de conseils dans la gestion de problème. J’en ai. J’en ai eu. J’en aurais encore.

J’ai appris « à être faible », à demander de l’aide. À ne pas rester seule. À ne pas avoir une fausse trop haute estime de moi-même et de baisser les armes et de demander de l’aide. J’ai appris à me connaître et à accepter que certains problèmes ne savant pas se gérer seul. La clef ? L’humilité.

Ne pas se juger, reste humble, demander de l’aide et/ou ne pas la refuser et communiquer. En parler autour de soi, ou même avec un professionnel s’il faut.

Les problèmes ne se règlent pas seuls. Les emmerdes oui, parfois. Pas les problèmes.

Ne jamais rester seul. Ravaler parfois sa fierté et demander de l’aide. Ça marche. Je vous jure, ça marche…

Et Kübler-Ross. J’ai appris à décortiquer les phases des grands changements et cela m’a donné la foi. Oui, oui, LA FOI. La foi que « tout s’arrangera »… (Je vous laisse taper dans Wikipédia Elisabeth Kübler-Ross, pionnière de l’approche des soins palliatifs. )

Soins palliatifs ? Qu’est ce que cela vient faire là-dedans ???

Le modèle établi par KR dans la dynamique de l’acception du deuil a été adapté dans toutes situations de Grands CHANGEMENTS. (Travail, Divorce, …)

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Lors de problème, et généralement quand il y a un problème il y a un changement – le CHOC ! (Logique!).

On passe par plusieurs phases, et quand on se trouve dans la courbe descendante, et qu’on ne SAIT PAS qu’on va remonter la pente, on se trouve dépourvu (en plus de broyer du noir!) mais en connaissant cette dynamique, on SAIT qu’un moment où à un autre, on remonte. Car c’est ainsi. L’homme est fait pour avancer. Mais il faut le savoir !!!

Et ACCEPTER qu’à un moment, on perd pied, on se noie … car c’est NORMAL en présence de problème de ne pas voir de solution !!! C’est ça, Kubler-Ross.

Je me rends compte que j’ai mais plein de choses à dire sur cette courbe qui m’accompagne à chaque rencontre avec un putain de problème de la vie. Je ferais peut-être un article exclusif… faudra que j’y pense… un jour !

 

Donc, quand on sait faire la différence entre PROBLÈME et EMMERDE c’est déjà pas mal.

Ça fait déjà un super tri.

 

  • Faire durer le plaisir

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Voilà aussi quelque chose que je fais. Je me RÉJOUIS. De tout et de RIEN !

Et je déteste quand on me dit « quand on s’attend au pire on est jamais déçu » et blablabla…

Moi j’aime LA RÉJOUISSANCE !

Prévoir des trucs et y penser avec optimisme.

Me répéter, espérer, imaginer…

« Ahhh on va avoir bon !!!! »

 

Un exemple ! Des amis viennent manger un bout à la maison. Je pourrais simplement faire un BBQ ou un simple spaghetti, …

Oui, mais non !

J’y pense le lundi en mis disant « Ahhh, on va avoir bon ! » Mardi, opération super-marché. Mercredi je cuisine des petites verrines, des trucs sympas et mets le rosé au frigo. Pendant que je cuisine, je pense à eux. Je les chouchoute. En fait… je les AIME, tout simplement ! (et je vous ai bien dit que l’ingrédient premier du bonheur était l’amour, hein ?? Ben oui, c’est aussi une façon à moi de les aimer … ). Et le jeudi ils arrivent, on passe une super soirée. Le lendemain, on s’envoie des petits messages pour se remercier, ils me disent qu’ils ont bien mangés, qu’ils se réjouissent qu’on remette ça…

Donc, d’un moment de bonheur, d’amitié qui devait durer une seule soirée, j’en ai fait UNE SEMAINE ENTIÈRE de bonheur !

#CQDF

Et je fais pour plein de choses !

N’avez-vous jamais remarqué comme vous pouviez être super heureux dans l’attente d’un cadeau d’anniversaire, ou d’un truc plus onéreux qu’il faut attendre que le cochon soit plein de sous pour se l’offrir, une fois qu’on l’a… le soufflé « retombe ». Le bonheur de la possession passe si vite. Et que c’est le moment où on l’attendait qu’on était le PLUS heureux ?

Moi, je fais ça avec des petites choses de la vie. Et le plus souvent possible. Et je fais durer… Le plus longtemps que je peux.

J’affiche des petites photos prises dans ces soirées mémorables avec des amis, et comme ça, chaque fois que je passe devant mon frigo rempli de polaroids affichés, une petite vague de bonheur me parcoure l’échine… je fais durer !

Evidemment, lorsqu’on fait cela, on est parfois « extrêmement » déçu quand les choses ne se déroulent pas comme on les avait espérées, ou qu’un empêchement vient perturber nos espérances… C’est le prix à payer. Je l’ai dit. Le bonheur coûte… On enchaîne alors sur un autre bonheur. On reste optimiste.

Sourire beaucoup, c’est un bon truc pour l’optimisme !

Voilà déjà mes 2 trucs auxquels je m’attelle chaque jour. Cette chasse au bonheur est perpétuelle et parsemée de petites choses.

Il y a encore (et il y en aura encore aussi!) des jours noirs, où je pleure … mais maintenant je sais que demander à une amie de passer où de raconter ses petits malheurs à un copain par WhatsApp fait du bien, fait tenir le coup quand on est au creux de la vague. J’apprends l’humilité et l’acceptation d’une réaction, d’une émotion, d’un sentiment…sans me juger. Je l’accueille, simplement.

 

 

Aujourd’hui je me réjouis car ce week-end je vais voir des chevaliers et je vais bientôt voir la mer.

Aujourd’hui, je sais que des problèmes arrivent. Mais je suis sereine pour les affronter car je ne suis pas seule.

On me dit : « Optimiste ».  Je me dis : « Traqueuse » 

Maintenant, on se pose juste quelques instants, on clique sur  le lien. On se sourit à soi-même et on commence à être heureux. Oui ?

 

 

 

 

 

2 commentaires sur “Chasseuse de bonheur, traqueuse de joie.

Ajouter un commentaire

  1. Bonsoir,
    La quarantaine est l’heure ou nous nous retournons et faisons le bilan de notre vie. C’est l’heure des grandes remises en question, de l’instabilité, d’un certain flottement. Nous devons nous armer de patience car il faut du temps pour faire tout cela.
    Je vous souhaite plein de bonnes choses dans un proche avenir 🙂

    J'aime

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